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Dissertation Sur La Traite Negriere Et Ses Consequences Of Sin

La traite négrière et ses conséquences

Parent Category: Littérature Category: Histoire

La traite négrière est le commerce des noires arrachées à leur famille, vendus comme esclaves et transportés en Amérique à partir du 16e (s) siècle.
Elle est née en 1578 et est pratiquée par les Européens. Elle évolue de façon vertigineuse et prendra fin qu'au 19es grâce au christianisme. Ses conséquences ont été désastreuses pour l'Afrique.


L'origine de la traite négrière

La découverte de l'Amérique et sa mise en valeur est à l'origine de la traite négrière. Les Européens exploitaient en Amérique les mines d'or et d'argent, installent des plantations de canne à sucre, de cacao, de café, de coton, de tabac et pour cela il leur faut une main d'oeuvre abondante. Ils décident alors d'importer les travailleurs d'Afrique noire.
La traite négrière fera naître un circuit commercial appelé commerce triangulaire, qui se déroulait entre l'Europe, l'Afrique et l'Amérique.


Evolution

La traite négrière rapporte d'énorme bénéfice au Européens. Ces derniers vont lutter pour s'assurer des conditions favorables. Ils se disputent, surtout l'Asiento, c'est-à-dire le contrat ou la fourniture des esclaves aux colonies Espagnoles d'Amérique. Il est abordé aux Portugal en 1688, aux Français en 1701 et aux Anglais en 1713.
Les principales zones de traite étaient les côtes du Sénégal, du Congo et du Dahomey.


Conséquences

En Europe, la traite négrière a été une source de propriété générale. Elle a fait amasser d’énormes capitaux qui ont permis le démarrage de plusieurs industries au 19es.
En Amérique, la traite est à l'origine du développement économique avec la mise en valeur agricole et minière.
Les noires ont créé en Amérique une culture Afro-américaine: JAZZ, Salsa, Vaudou. Ils ont aussi créés la conscience de la politique noire avec la création de Haïti et du panafricanisme (Kwame Nkrumah). Ils ont aussi joués un rôle important dans la lutte pour l'indépendance. Ils ont transportés dans se nouveau continent leurs traditions, leurs dieux, leurs religions, leurs chants et danses.
En Afrique, le bilan est négatif dans l'ensemble malgré l'introduction de nouvelles plantes:(manioc, papayer, arachide, piment etc...) On regrette beaucoup l'introduction de l'alcool, le dépeuplement du continent, la désorganisation sociale et politique.
Les grands royaumes Africains disparaissent au profit des principautés esclavagistes: Oyo, Monomotapa. Le retard économique qui l'expose à l'impérialisme.


Le panafricanisme: le mouvement de conscience prônant le retour des noires d'Amérique en Afrique.
Impérialisme:qui est la domination des Etats les plus forts sur les plus faibles.

Il est très difficile d’évaluer avec précision l’importance de la ponction démographique opérée sur les trois cents années de traite intensive (de 1550 à 1850). Les pertes en vies humaines commençaient lors de la chasse aux futurs esclaves, se continuaient pendant leur acheminement jusqu'à l’embarquement sur la côte atlantique puis lors de la traversée. On estime à 30% le nombre de captifs finalement débarqués sur les côtes Américaines ou autres. C’est entre 20 et 100 millions d’hommes et de femmes, de surcroît jeunes et donc en âge de procréer, qui furent perdus pour le continent africain ; Cette déportation fut à l’origine d’un bouleversement majeur des structures politiques et économiques de l’Afrique. L'esclavage fut (officiellement) aboli en 1833 (Grande-Bretagne), 1848 (France),1865 (Etats-Unis), 1963 (Arabie Saoudite) et 5 juillet ... 1980 en Mauritanie où l'O.N.U. estime la population actuelle d'esclaves à ... 125 000 personnes.

HISTORIQUE DE L'ESCLAVAGE ET DE LA TRAITE

Ecrire sur l’esclavage et la traite des Noirs est douloureux et périlleux.

Douloureux parce que l’horreur de la traite est évidente pour tout le monde aujourd’hui et l’abject comportement des négriers fait peur, comme un vieux démon qui sommeille dans l’histoire de l’humanité.

Périlleux aussi parce que les dates, les chiffres, les lieux, les noms des protagonistes font parfois l’objet de polémiques déplacées.

L’esclavage et le servage ont été à la base de l’économie de la plupart des civilisations.

Au Sénégal, il y avait un esclave pour un homme libre et, dans certaines régions quatre à seize esclaves par homme adulte libre.

Les Coniagui et les Bassari ont servi de "réserve de chasse aux esclaves" avant de devenir, plus tard, les plus grands pourvoyeurs de l’Ouest, au détriment des Dioula, Mandjaque et autres populations des rivières du sud (Majhemout Diop 1972).

Le Tékrour était connu dès le XIème siècle pour ses pratiques esclavagistes.

Les Sérères, une des plus anciennes populations du Sénégal, ne pratiquaient pas l’esclavage à grande échelle avant l’arrivée des populations du nord (Peulh et Toucouleur). Avec la formation des royaumes du Siné et du Saloum, les Sérères adoptèrent les institutions esclavagistes du Djolof.

En 1455, le navigateur Ca’ da Mosto rapporte que le roi sénégalais Zucholin " maintient son pouvoir économique par des pillages qu’il fait de plusieurs esclaves sur le pays, comme sur ses voisins, desquels il se sert de plusieurs manières, et surtout à faire cultiver ses possessions. Il en vend un grand nombre aux marchands arabes et en livre aussi aux chrétiens depuis qu’ils ont commencé à contracter marchandises en ces pays ".

Après la promulgation du décret du 27 avril 1848 abolissant l’esclavage dans les colonies françaises, le gouverneur Baudin essaye en 1849 de créer deux villages de liberté à Ndar Tout et à Sor, autour de Saint-Louis. En 1880, les missionnaires de la société des missions de Paris créèrent le village de Bethes ou Khor, près de Saint-Louis. Mais les villages de liberté les plus importants étaient près de Matam à Civé, à Podor et dans le Niani Ouli (Maka Kaba, Gamou, Diendé, Baby et Tambacounda). Puis d’autres petits villages existèrent un peu partout, Kaolack et Karabane pour les plus connus.

La puissance économique et militaire des maîtres étant basée sur les principes esclavagistes, la nouvelle loi ne vit une application réelle qu’au début du XXème siècle.

Plusieurs siècles de commerce atlantique avaient d’autre part, avec l’économie d’échange, favorisé le développement d’une société féodale : féodalités d’épée (dom-i-bour) et de robe (marabouts, almamy, damel, cadis) ont régné sur les paysans (badolo) jusqu’à la colonisation européenne.

Ainsi les castes et les féodalités allaient-elles constituer le tissu de la société sénégalaise.

La traite négrière.

Avec l’arrivée des Portugais en 1444 apparaît la traite des Noirs.

Outre l’esclavage domestique, les civilisations du bassin méditerranéen ont toujours eu besoin d’esclaves de traite pour construire les cités et les temples, et pour manoeuvrer les galères de commerce et de guerre. Ces esclaves étaient constitués par les prisonniers de guerre, des condamnés ou des victimes du trafic maure en Afrique noire.

1441. Le noble Maure Adahu capturé par les Portugais propose son rachat contre six esclaves noirs. L’échange eut lieu en 1443. L’Infant souhaitait obtenir des renseignements sur le pays du légendaire prêtre Jean, ce qui eût permis de prendre à revers les Maures (ce pays peut correspondre à l’Ethiopie qui était une terre chrétienne depuis la conversion d’Ezana, roi d’Axoum, au IVème siècle).

1444. Dinis Dias atteint le Sénégal et ramène à Lagos quatre captifs : c’est le début d’une traite systématique.

A la capture violente, va se substituer dès 1450 le commerce avec les Arabes et les chefs guinéens.

A la fin du XVème siècle, 800 à 1000 Noirs arrivent chaque année de l’île d’Arguin au Portugal. En 1552, les esclaves représentent 10 % de la population de Lisbonne, soit 10 000 personnes constituées de Maures, Noirs et Canariens. On compte à cette époque environ 70 marchands d’esclaves dans cette ville.

D’abord serviteurs et convertis à la chrétienté au Portugal, les victimes de la traite sont rapidement affectées aux plantations de cannes à sucre des Canaries, de Madère et des Açores. Avec l’essor des empires coloniaux outre-atlantiques, les esclaves noirs sont déportés dans d’atroces conditions en Amérique et aux Caraïbes.

En 1600, ils sont 300 000 sur le sol américain. Au XVIIème siècle, l’Afrique livre 1 million et demi d’esclaves. Ce chiffre passe à 6 millions et demi au XVIIIème siècle.

Les plus grands centres de traite se situaient sur la Côte du Vent (Gambie, Guinée), sur la Côte des Graines (Sierra Leone, Liberia), la Côte d’Ivoire, la Côte de l’Or (Ghana, Togo), la Côte des Esclaves (Bénin, Nigeria, Cameroun et Gabon) et la Côte d’Angola (Congo, Angola).

Certains négriers, pour compléter leur cargaison, vont jusqu’au Mozambique, sur la côte orientale. Ainsi, pendant plus de 300 ans, le commerce triangulaire bat son plein.

Océan Indien : Photos très rares prises à bord d'un navire hollandais et d'un bâtiment de la Royal Navy, présentant des jeunes esclaves libérés du dhow arabe qui les emmenait vers les marchés du Moyen-Orient et du vaisseau censé traverser l'Atlantique et les introduire illégalement aux Etats-Unis.